Synthèse de l'atelier A2 : Tutorat, suivi individualisé

Le jeudi 16 janvier, 9h45-11h15

Animateurs responsables et présents:

Colin de la Higuera Univ.St-Etienne
Michel Legault Univ.Rennes 2
Laure Berti-Equille Univ.Rennes 1
Nelly Bensimon Univ. Paris 8

participants :

Daniel Herman - Univ. Rennes 1
Jean-Pierre Peyrin - Univ. Grenoble 1
Jean-Pierre Steen - Univ. Lille 1
Laurence Redon - Univ. Toulouse 2
Christian Carrez - CNAM Paris
Annie Geniet - Univ. Poitiers
Robert Chignoli - Univ. Nice IUT
Camille Bellissant - Univ. Grenoble
Emmanuel Bruno - Univ. Toulon et du Var
Elisabeth Murisasco - Univ. Toulon et du Var

Objet de l'atelier introduit par Thérèse Hardin lors de l'ouverture : "l'étudiant doit être acteur de son parcours", comment l'informer, l'accompagner, le conseiller, l'orienter tout en le responsabilisant

Déroulement de l'atelier

1. Présentation de l'atelier et des arrêtés relatifs au suivi individualisé (Colin) :

- arrêté du 23 avril 2002 pour la licence

La réforme LMD pour la licence préconise la mise en place d'un "dispositif d'accueil, de soutien d'accompagnement et d'orientation" (Article 9 de l'arrêté du 23 avril 2002) faite par une "équipe de formation, tuteurs, personnels chargés de l'accueil" (Art.19). Un bilan peutêtre demandé à tout moment par l'étudiant concernant son suivi (Art. 28). Il faut également mettre en place un "dispositif de soutien entre les deux sessions de contrôle des connaissances" (Art.29).

- arrêté du 25 avril 2002 pour le master

Pour le master, la réforme préconise la mise en place d'un "dispositif d'accompagnement pour l'orientation des étudiants" (Art. 12).

2. Discussion sur l'existant

est-ce que le LMD apporte du nouveau ? oui pour ce qui est du suivi individualisé de l'étudiant et de la construction de son "projet professionel", non du côté des enseignants si ce n'est une charge supplémentaire de travail en conseils d'orientation pour laquelle ils ne sont ni formés ni rétribués. qui se chargera du suivi ? d'après les textes : c'est "l'équipe de formation" mais elle n'est pas précisément identifée et ce qui se fait aujourd'hui en "amateur" et sans concertation entre le SCIUO, les enseignants, les assistantes sociales et la scolarité, a toutes les chances de perdurer puisqu'il n'y a ni structure ni moyens prévus pour une réelle mise en oeuvre.

JPS - Des dispositifs de suivi existent déjà (ECTS) peut-on les adapter ? RC - Le LMD implique une déstructuration des formations existantes pour mettre en place un nouveau système dont on ne peut connaître l'efficacité : il faut maintenant accompagner l'étudiant dans ses démarches d'orientation alors qu'il le faisait jusqu'ici seul JPP - le système actuel (découpage C-TD-TP) devient de toute façon caduque par une cohabitation de systèmes pédagogiques non cohérents

NB- Quel rôle jouera le SCIUO et les personnels administratifs dans la réforme ? Actuellement ces services agissent sans concertation avec les équipes pédagogiques.

3. LMD et changements

côté étudiant :

DH - seuls les étudiants déjà autonomes vont profiter des structures de suivi (comme c'est déjà actuellement le cas) : il y a danger de marginalisation des étudiants les plus vulnérables (en perdition dans un système complexe "de gares de triage"). NB - une des missions de l'enseignant sera d'identifier les étudiants "vulnérables" CDLH - il demeure le problème du droit au suivi et au conseil des enseignants qui n'est pas entré das les moeurs des étudiants français mais qui l'est en Espagne. DH - il y a un problème d'auto-évaluation : les étudiants en informatique ne savent pas évaluer leurs porpres compétences (bureautique vs informatique et programmation)

côté enseignant:

CDLH - La bousculade du LMD peut être positive pour certains enseignants LR - il y a trop d'inconnues : visibilité des formations, mobilité pour qui ? comment en pratique ? connaissance individuelle des étudiants JPS - il faut donc proposer des "parcours modèles" pour des métiers clairement identifiés et suivre les étudiants qui ont déjà leur projet professionnel (soit environ 10%) NB - il nous faudra également passer du temps en repérage des étudiants en difficulté CB - notre système est celui de la non-reconnaissance du métier d'enseignant-chercheur. Deviendrons-nous des précepteurs ? JP - les E-C ne sont pas formés pour faire de l'assistance sociale CDLH - dans l'autres pays de la communauté européenne, le suivi est institutionnalisé et fait partie intégrante du service des enseignants

4. Le suivi et les spécificités en Informatique

DH - la dimension spécifique de l'informatique est l'ingénierie avec le problèlme de la transmission du savoir-faire. EB - le niveau des étudiants est de fait très hétérogène en Cours, en TD et en TP : par ex. des étudiants maitrisant les aspects théoriques peuvent être "nuls" en pratique et inversement. NB - la hotline pédagogique (questions réponses par mails) existe mais elle est très consommatrice de temps RC - l'encadrement et le coût des projets de développement en informatique sont actuellement peu pris en compte même s'ils participent au suivi presqu'individualisé (puisque par petits groupes).


Dernière mise à jour du site: 15/07/2008