Les différentes structures de recherche au sein du département STIC

 

La création du département STIC a permis l’impulsion d’une politique scientifique nationale dans le domaine, contribuant à mieux coordonner l’action des laboratoires et des chercheurs et l’interaction avec le DSTIC. Deux instruments complémentaires participent à l’élaboration de cette politique : les GDR et les RTP. Le  DSTIC a relancé les GDR lors de sa création afin qu’il puissent continuer à jouer un rôle essentiel d’animation auprès des communautés et des jeunes chercheurs.  Les RTPs (Réseaux Thématiques Pluridisciplinaires) sont complémentaires des GDR, avec un rôle marqué d’assistance à la politique scientifique du DSTIC et une capacité de recommandation importante.

 

Définition d’un RTP

 

Contexte

La création des Réseaux Thématiques Pluridisciplinaires (RTP) est une phase essentielle dans la stratégie d’organisation des activités de recherche en STIC. Un thème se structure autour d’une finalité définie et d’enjeux de recherche prioritaires pour les STIC.  Cette organisation s’inscrit dans l’effort de structuration de l’espace de recherche européen autour des nouveaux instruments du 6ème PCRD que sont les réseaux d’excellence et les projets intégrés. Chaque réseau s’organise autour d’un noyau de laboratoires qui assurent la responsabilité du réseau, et ont vocation à être acteurs des réseaux d’excellence européens. Les RTP deviennent ainsi des partenaires privilégiés du DSTIC pour l’élaboration de sa politique scientifique et son information continue sur les enjeux et la complexité du domaine abordé.

 

Les missions

Un Réseau Thématique Pluridisciplinaire (RTP) met en réseau les laboratoires qui disposent de compétences significatives pour mener les recherches autour d’une finalité.

Le champ de travail du réseau couvre l’ensemble des activités de recherche des laboratoires : de la prospective jusqu’aux partenariats industriels.
La responsabilité du réseau en coordination avec la Direction du Département STIC est :

·         d’élaborer la stratégie de recherche dans le domaine conjointement avec la Direction du Département et ses partenaires

·         de rechercher des ressources nouvelles pour financer les recherches et d’en faciliter l’accès aux laboratoires du réseau,

·         de gérer la mise en œuvre des nouveaux outils et plates-formes permettant de mutualiser les compétences et les ressources,

·         d’organiser l’inventaire, la labélisation, le suivi et l’évaluation de l’activité du réseau,

·         de mettre en place les contenus et les outils de communication nécessaires pour la compréhension et la visibilité des activités du réseau

 

Les moyens de fonctionnement

Chaque réseau est doté de moyens propres de fonctionnement et peut mobiliser sous la responsabilité du Département STIC un ensemble d’outils et de ressources notamment :

·         des actions spécifiques (AS) pour la prospective de recherche et l’émergence de nouveaux axes

·         la création d’ATIP jeunes chercheurs (JEMSTIC)

·         la création d’équipes projets multi laboratoires.

·         des crédits spécifiques pour la constitution de plates-formes, bases de données, méthodes et outils utilisables par les laboratoires du réseau.

 

La Gouvernance

 

a)Coordonnateur et Comité de pilotage

Le coordonnateur (ou un binôme coordonnateur) est nommé par le Directeur du Département STIC. Il est en charge de l’animation du réseau et de son comité de pilotage.

Un comité de pilotage est créé pour chaque réseau. Il est placé sous la présidence du coordonnateur (ou du binôme coordonnateur). Il comprend les directeurs de laboratoires du noyau (ou leurs représentants), les représentants de la Direction du département STIC et d’autres départements concernés, des experts scientifiques, et des représentants d’autres partenaires publics ou industriels si cela est pertinent. La composition du comité de pilotage est arrêtée par le Directeur du Département STIC sur proposition du coordonnateur.

Le comité de pilotage s’organise pour répondre aux missions définies pour le réseau ; il veille par ailleurs à garantir l’excellence scientifique et la pertinence thématique des activités du réseau, et à assurer une bonne équité dans l’accès aux moyens et ressources. Il peut pour cela s’entourer de l’avis d’experts extérieurs au comité de pilotage.

 

b) Création et évolution des réseaux

Les réseaux s’inscrivent dans le cadre de la stratégie des STIC, définie par le CNRS et la Direction du département STIC en s’appuyant sur les avis du conseil scientifique du CNRS et du Conseil scientifique du Département.
Les RTP sont créés sur décision du Directeur du département STIC après concertation avec les autres acteurs concernés.
Les réseaux sont créés pour une durée indéterminée. En fonction de l’évolution de la stratégie de recherche des STIC et en fonction de l’évaluation de leur activité, les réseaux pourront être arrêtés ou refondus sur décision du Directeur du Département STIC.

 

c) Evaluation de l’activité des réseaux

Le réseau établit tous les 3 ans un rapport de synthèse sur les travaux de recherche menés au sein du réseau et sur la prospective du domaine.

Les réseaux contribuent au développement des activités de recherche des laboratoires associés aux CNRS et de leurs chercheurs qui sont évalués par le Comité National, l’évaluation triennale sera versée comme contribution à celle menée par le Comité National.

Pour mener cette évaluation triennale, le réseaux s’appuie sur le concours de personnalités scientifiques extérieures au laboratoires du réseau, ainsi que d’experts désignés par les sections du comité national concernées.

La Direction du département STIC décide des modalités d’organisation avec les coordonnateurs des réseaux.

 

d) RTP communs

Un accord de partenariat a été signé avec le GET (Groupement des Ecoles des Télécommunications) afin d’organiser conjointement un certain nombre de RTP, permettant ainsi de mutualiser les moyens et les ressources. Ainsi, quatre RTP sont traités en commun entre DSTIC et GET (il s’agit des RTP 1, 2, 13 et 35).

 

La liste des réseaux thématiques pluridisciplinaires est disponible sur le site du DSTIC :

http://www.cnrs.fr/stic/

 

Pour information, la liste à la date d’avril 03 :

 

1.        Réseaux de communication

2.        Réseaux ambiants et communications mobiles

3.        Composants pour les télécommunications optiques

4.        Composants pour les communications radio et millimétriques

5.        Systèmes répartis

6.        Architecture et compilation

7.        Réalité virtuelle, synthèse d'images et visualisation

8.         Calcul à hautes performances et calcul réparti

9.        Bases de donnés et d'informations hétérogènes et réparties

10.    [Environnements nomades]

1.        Information et intelligence : « raisonner et décider »

2.        Information et connaissance : « découvrir et résumer »

3.        Sécurité des accès, des échanges et des contenus

4.        Communication & dialogues

5.        Interfaces médiatisées et réalité virtuelle

6.        Méthodes et Outils pour l’Interaction Homme-Machine

7.        Robotique autonome et communicante

8.        [Technologies immersives et objets communicants]

9.        Systèmes embarqués complexes ou contraints

10.     Fiabilité, diagnostic et tolérance aux fautes des systèmes complexes

11.      Sûreté de fonctionnement des systèmes complexes ouverts

12.      System on chip

13.     Mathématique de l'informatique

14.     « Mathématiques, signal et systèmes

15.     Imagerie, vision et analyse de scènes

16.     Instruments et systèmes d’ondes

17.     Nanominiaturisation

18.     Electronique ultime.

19.     Nanophotonique.

20.     Stockage et visualisation

21.     Fiabilité des composants et packaging

22.     Acceptabilité, ergonomie et usages des TIC

23.     Documents et contenu : création, indexation, navigation

24.     Handicaps

25.     Economie, organisation & STIC

26.     Droit et systèmes d’information

27.     Géomatique" Systèmes d’information géographiques

28.     Processus cognitifs et construction du sens

29.      Apprentissage éducation et formation

30.     ArtiSTIC

31.     Bioinformatique : de la séquence génomique à la fonction biologique

32.     Ingénierie de l'information et de la connaissance de santé (I2CS)

33.     Micro et nanosystèmes pour la biologie et la fluidique

34.     Microrobotique

35.     Micro et nanosystèmes : capteurs, transducteurs et actionneurs

36.     STIC & systèmes aéro-spatiaux

37.     STIC & production coopérative médiatisée

38.     Energie électrique : génération, stockage, transmission, gestion et usages

39.     STIC & transport : véhicule et infrastructures intelligentes.

40.     STIC & Environnement

 

 

Définition d’une AS

 

Objectifs

Les actions spécifiques ont pour objectif de détecter, d'analyser et de développer de nouvelles thématiques de recherche pour le département : idées nouvelles provenant d'une avancée réalisée dans nos disciplines cœurs ou d'autres disciplines, potentiel d'utilisation des compétences d'une discipline sur un nouveau sujet, applications innovantes débouchant sur une nouvelle problématique de recherche, les AS doivent permettre de motiver et de rassembler un ensemble de chercheurs issus de plusieurs laboratoires vers l'exploration d'un thème innovant et faire avancer globalement les laboratoires sur la prospective de recherche dans le domaine des STIC.

 

Une AS permet par exemple le développement de travaux préliminaires pour évaluer la difficulté et l'intérêt d'une nouvelle direction de recherche, l'exploration d'applications nouvelles d'une technologie existante, l'attaque d'un verrou scientifique et technologique sur un thème disciplinaire précis. Les conclusions d’une AS doivent permettrent de proposer des recommandations sur les moyens d’action éventuels à dégager sur le domaine traité.

 

Détection et choix des thèmes

 

La détection et le choix des thématiques émergentes résultent essentiellement des propositions régulières provenant des RTP, mais l’AS peut aussi émané des laboratoires, des GDR… qui souhaitent explorer de nouveaux champs de recherche non encore couverts par les RTP

 

Sous la responsabilité de la DSTIC, deux vagues d'actions spécifiques sont lancées par an et sont précédées par une sollicitation formelle auprès des RTP et des GDR.

 

Mise en œuvre

Le lancement s'effectue en deux étapes :

 

1 - Ouverture d'une action identifiée

Une AS est confiée dès son lancement à un porteur (ou binôme) qui doit rédiger le projet: description des activités, liste des participants, calendrier et demande de financement.

La liste des AS ouvertes est communiquée aux laboratoires du Département avec le nom des porteurs pressentis pour permettre aux contributeurs potentiels d'interagir pendant la phase de mise au point.

 

2 - Démarrage de l'action

 

Le projet rédigé est alors soumis à la DSTIC qui le valide et désigne un responsable (DS ou CM) en charge du suivi. Une description synthétique du projet sera mis sur le web du département.

 

Durée - Moyens

 

Une AS est lancée pour un an, non renouvelable.

Le financement dépend de l'ampleur des équipes, de la nature et de la durée des travaux selon le nombre de laboratoires, de chercheurs impliqués et de la durée effective totale du projet.

 

Suivi - Conclusion

 

La conclusion de l’AS donne lieu à la production d'un rapport synthétique examiné par un expert et un membre de la DSTIC. La partie principale correspond à une présentation des conclusions et à des recommandations de recherche à lancer. Ces conclusions feront l'objet d'une diffusion auprès des chercheurs du département, de même via les GDR.

Le programme des AS en cours est présenté annuellement aux sections et au conseil scientifique du département. Les activités et résultats des AS peuvent faire l'objet d'actions de communication spécifiques (web, presse…).

 

La liste des actions spécifiques est disponible sur le site du DSTIC : http://www.cnrs.fr/stic

 

 

Les 17 et 18 décembre 2002 se sont déroulées les journées RTP, sous la présidence de Francis Jutand et avec la participation de tous les partenaires : CN, GDR, Directeurs de laboratoires, animateurs de RTP et d’AS, cDSTIC, …. Ces deux journées ont permis, d’une part de réaliser un premier bilan de l’état des lieux, et, d’autre part, de constater la dynamique engagée par ces nouveaux instuments.