La revue du web : numéro spécial CNRS

3 décembre 2009

Bonus: The Internet Mapping Project


Le mot du président de SPECIF

Il y a quelques mois, Luc Bougé nous a proposé de diffuser aux adhérents de SPECIF, la revue de presse qu'il avait mise en place dans le contexte du GDR ASR ; celle-ci jette un regard ponctuel sur l'actualité et propose une compilation subjective de diverses informations. Avant de vous laisser lire ce premier numéro, je souhaiterais souligner le point suivant : cette revue du Web ne se veut pas une compilation objective et exhaustive sur le sujet traité et ne prétend pas refléter la position de SPECIF. Cependant, nous avons pensé que cette initiative pouvait vous intéresser car cette revue du web est riche en informations et sa lecture souvent rafraîchissante ! Deux collègues du CA de SPECIF, Florence Sèdes et Remi Eyraud ont accepté de faire partie du comité éditorial de cette publication afin de participer à son élaboration et de réfléchir ensemble sur ses évolutions possibles. Pour ma part, j'assumerai avec plaisir la responsabilité éditoriale de cette nouvelle publication.

Je vous souhaite donc une bonne lecture de ce premier numéro!

Très cordialement,

Hervé Martin

Président de SPECIF

Éditorial

La revue de presse du GDR AS a connu un certain succès. Cette revue de presse, au départ spécialisée dans les aspects scientifiques couverts par le GDR, s'est peu à peu étendue à l'actualité générale de l'informatique, notamment en ce qui concerne les évolutions récentes des établissements d'enseignement supérieur, du CNRS et de l'INRIA. Ces évolutions nous concernent en effet tous et elles déterminent assez directement les conditions concrètes de notre travail de recherche, que ce soit comme enseignants-chercheurs ou chercheurs des organismes. Dès lors, il n'y avait pas de raison de restreindre la diffusion de ces informations au GDR ASR. J'ai donc proposé à l'association SPECIF de reprendre cette formule , complémentaires des outils de diffusion que SPECIF utilise déjà: le bulletin, les lettres, le site Web, etc. Cette proposition a été acceptée et voici le premier numéro, consacré à l'actualité brûlante: les évolutions du CNRS depuis 6 mois et la création du fameux 10e institut, l'Institut national des sciences informatiques et leurs interactions (INS2I, désolé, pas encore de site Web officiel!)

Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I)

vignette ins2iDans sa double mission d'opérateur de recherche et d'agence de moyens,l'INS2I organisera et développera les recherches dans les domaines des sciences informatiques et du numérique. Un de ses principaux objectifs sera de les positionner, avec les sciences de l'information, au cœur des enjeux pluri et interdisciplinaires en s'appuyant, entre autres, sur son partenariat avec l'INSIS et sur les nouveaux outils interdisciplinaires du CNRS.

La migration vers un site internet propre à l'INS2I se fera progressivement. Pendant une période transitoire, le site de l'INST2I reste en ligne et sera toujours mis à jour.

Cette grande nouvelle mérite toute notre attention!

Cette gazette est rédigée par une petite équipe issue de SPECIF: Luc Bougé, Rémi Eyraud, Florence Sédes et plusieurs autres personnes sous la direction éditoriale de Hervé Martin, président de SPECIF. Nous aurons l'occasion de vous présenter tout cela dans un prochain numéro. Cette gazette est diffusée par le canal de SPECIF. Elle est aussi envoyée aux directrices et directeurs de GDR pour diffusion sur leurs listes SPÉCIFiques s'ils le souhaitent.

Cette gazette restera fidèle à son style éprouvé pendant 2 ans: une synthèse de l'actualité aussi factuelle que possible, des pointeurs Web vers les documents originaux permettant de compléter ces informations et de comparer les différents points de vue, et quelques commentaires plus personnels clairement marqués. Toutes les informations diffusées dans la gazette sont normalement publiques. Certaines informations viennent de liens Web à accès restreints notamment en ce qui concerne l'INRIA, mais seuls les liens accessibles à l'ensemble des chercheurs en lien avec ces organismes sont utilisés dans ce cas.

Luc Bougé.


Sommaire


Mais que se passe-t-il donc au CNRS ?

Une petite rétrospective à partir du blog {Sciences^2}

Le blog qui met carrément la science au carré !

25 juin 2009: Le CA du CNRS débute au son des cloches

Après des mois de blocage et d'escarmouche, la ministre Valérie Pécresse exige que le CNRS prenne les moyens pour permettre à son CA de voter son Contrat d'Objectifs et de Moyens. Les administrateurs du CNRS sont donc convoqués non pas à Paris... mais sur le site du CERN, en Suisse. Cela n'a pas permis d'éviter complètement les manifestations, mais le contrat a enfin pu être voté. Ce contrat a été bien difficile à mettre en place comme le montre la collection de versions de la page SLR sur le sujet. Dans les dernières versions de ce contrat, les moyens ont définitivement disparu, ils sont renvoyés au débat de la loi de finances à l'automne!

Les directeurs de labos avaient réagi la veille par une lettre ouverte.

Ainsi, de nombreux directeurs de laboratoire du CNRS ont déjà signé un texte précisant leur analyse de la situation. Ils y réclament notamment "un engagement pluriannuel sur les moyens qui permette de mener une politique au niveau des unités". Ils mettent en cause les évaluations menées par l'AERES, estimant qu'elle se conduit plus en agence de "notation" qu'en organe d'évaluation. Ils réclament "que soit réaffirmé le rôle central de la communauté représentée au comité national dans l'élaboration de la prospective scientifique du CNRS". Et "considèrent que la stratégie scientifique définie collectivement doit rester au cœur du dispositif. Ils s'opposent avec force à une application mécanique de la comptabilité analytique, incompatible avec la démarche scientifique."

7 juillet 2009: CNRS : réforme, plan stratégique, évaluation

Que va devenir le CNRS ? Un ensemble de textes récemment publiés permet de répondre - à tout le moins de réfléchir - à cette question. Son contrat avec l'Etat pour les cinq prochaines années, voté par le Conseil d'Administration dans des conditions rocambolesques. Son plan stratégique qui lui voit beaucoup plus loin à l'horizon 2020. La lettre que Catherine Bréchignac et Arnold Migus viennent d'envoyer à son personnel. L'avis du Conseil supérieur de la recherche et de la technologie sur sa réforme... qui insiste sur le rôle du Comité national.

30 septembre 2009: Le CNRS a 70 ans, pour quel avenir?

Je vous conseille la lecture de cet article qui fait une synthèse bien intéressante sur la politique menée par la direction du CNRS ces dernières années. Il y a notamment tout une partie sur la "frénésie de réformes" de ces dernières années, en particulier le "défi suicidaire" de Bernard Larrouturou.

L'une des plus étonnantes fut la tentative menée par le directeur général Bernard Larrouturou. Ce dernier - seul aux manettes en raison de la maladie du président Gérard Mégie - a finalement répondu par une sorte de défi suicidaire à la politique gouvernementale qui restera un cas d'espèce (lire ici, ici, ici et ici des papiers parus dans Libération à l'époque) passionnant pour les historiens et les sociologues.

Le début de l'article est assez savoureux... Quelques lignes pour vous donner envie d'en lire plus!

Hier, la direction du CNRS avait convié les journalistes à venir échanger quelques mots autour d'un café sur cet anniversaire. L'échange fut bref mais finalement instructif. D'abord par la remise d'un fort intéressant ouvrage - Histoire du CNRS - écrit par l'historien Denis Guthleben (lire ci dessous). Mais aussi par l'habile non réponse de madame Bréchignac à la question que je lui ai posé.

"A quoi servez-vous ? Vous, la direction du CNRS, dans un contexte où avec la création de l'ANR - qui distribue des crédits à vos équipes - et de l'AERES - qui évalue vos laboratoires. Sur quels moyens pouvez-vous compter pour conduire une politique scientifique ?". Telle était la question. La réponse fut - je résume - que le CNRS est "une pépinière d'idées", qu'il est responsable de la "coordination des recherches au niveau national", et en charge "des projets à long terme, notamment ceux impliquant des équipements très lourds", en somme "un outil au service des chercheurs".

Je résume, mais vous avez bien lu. La présidente du CNRS - ni le directeur général Arnold Migus - n'ont répondu à la question posée : à quoi sert la direction du CNRS ? Catherine Bréchignac est bien trop fine mouche pour ne pas avoir pesé son propos. La question peut sembler anecdotique, et la réponse finalement plus intéressante, portant sur la question plus large : à quoi sert le CNRS ? Paradoxe, c'est l'inverse qui me semble vrai. Défendons cette idée... [...]

19 octobre 2009: Un médaillé d'argent du CNRS refuse sa prime (PES)

Didier Chatenay, médaillé d'argent du CNRS en 1999 pour ses travaux en physique, envoie une lettre ouverte où il refuse toute prime liée à cette récompense.

Envoyée à Catherine Bréchignac et Arnold Migus, la lettre du physicien, au CV de très bonne facture, démarre ainsi : "J'ai appris récemment que vous alliez mettre en place une prime d'excellence scientifique (PES) destinée aux chercheurs du CNRS. Parmi les voies explorées pour la distribution de cette prime, vous songez à une attribution automatique aux médaillés du CNRS. Ayant eu l'honneur d'être distingué par mes pairs en recevant la Médaille d'Argent du CNRS en 1999, je vous fais part de mon refus a priori de me voir verser une telle prime si vous faites le choix de cette modalité..." [...]

19 octobre 2009: CNRS: contrat signé avec l'Etat

Ce matin, Valérie Pécresse et Catherine Bréchignac ont signé le contrat d'objectif et de moyens entre l'État et le CNRS.

Cette cérémonie a donné lieu à une échange de discours touchants entre les deux femmes (sur la photo lors de la venue de Valérie Pécresse devant le Conseil Scientifique du CNRS le 16 juin dernier), comme si rien ne les avait opposé et que ce contrat était un texte consensuel.

En réalité, il y a eu de nombreux affrontements. Et le résultat final, s'il acte une réforme du CNRS dans le cadre du nouveau panorama de la recherche et de l'enseignement supérieur - universités autonomes, AERES, ANR, PRES, pôles de compétitivités, RTRA... - est assez loin des déclarations tonitruantes de Nicolas Sarkozy contre le CNRS en janvier dernier et des menaces de démembrement. [...]

20 octobre 2009: CNRS : une tribune de Valérie Pécresse

A l'occasion de la signature du contrat quadriennal entre l'Etat et le CNRS et de son 70ème anniversaire, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse a fait parvenir à Libération une tribune. La voici, sans commentaires de ma part.

Je viens par ailleurs de publier une note sur le problème des rémunérations des scientifiques et sur une proposition de révision de la LRU par le syndicat Autonome Sup. [...]

3 novembre 2009: Le CNRS, première institution scientifique mondiale !

C'est un classement international qui l'affirme : le CNRS est la première institution scientifique du monde ! Cette position pour le moins excellente - puisque l'excellence est désormais le maître mot de la politique de recherche officielle - provient du rapport 2009 du SCImago.

SCImago est un groupe de recherche espagnol et portugais, qui se propose de réaliser des cartographies des activités de recherches. Son rapport annuel 2009 classe les meilleures universités et institutions de recherche mondiales et analyse leur performance pendant la période 2003-2007, suivant 5 indicateurs de production, collaboration et impact scientifique, qui se reposent sur les citations scientifiques. [...]

Voir http://research.webometrics.info/

19 novembre 2009: Vent de colère contre les primes aux médaillés du CNRS

Oui aux médailles, non aux primes, oui aux prix collectifs ! C'est un véritable vent de colère contre la politique de primes individuelles à outrance décidée par Valérie Pécresse qui se lève au CNRS.

L'une après l'autre les sections du Comité national, où siègent élu des scientifiques et chercheurs nommés par la direction votent des motions refusant de présenter des propositions pour les médailles de bronze et d'argent du CNRS. Des prix qui distinguent de jeunes chercheurs (bronze) ou des chercheurs confirmés de classe internationale (argent). [...]

19 novembre 2009: Grand Emprunt : universités et recherche privilégiées

Le rapport Juppé-Rocard sur le grand emprunt propose de consacrer près de la moitié des fonds qui en seront tirés - environ 16 milliards sur les 35 milliards d'euros - à la recherche, l'innovation et l'enseignement supérieur. C'est une bonne idée... même si l'on peut critiquer le mécanisme financier utilisé.

Elle donne raison à tous ces scientifiques qui, depuis près de dix ans, alertent devant le sous-investissement du pays dans l'avenir. Et aux universitaires dénonçant la situation de l'enseignement supérieur. L'intégralité du rapport est ici.

Les membres de la commission Juppé/Rocard ont également estimé, avec raison là aussi, que les annonces ronflantes de Nicolas Sarkozy et Valérie Pécresse sur "l'effort sans précédent" du plan campus, réalisé grâce à la vente d'actions d'EDF n'était pas à la hauteur des besoins... [...]


L'Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I)

Une rétrospective de sa création, les textes fondateurs à partir des dépêches de l'AEF et le site Web du CNRS

25 mars 2009: Lettre de mission du Directeur Général à Antoine PETIT - Directeur du Centre de Recherche INRIA - Paris-Rocquencourt

19 mai 2009: Rapport final de la commission "Sciences et Technologies de l'Information" présidée par Antoine Petit

Très intéressant pour bien comprendre la situation actuelle.

A propos de la place des Sciences et Technologies de l'Information (STI) au CNRS, 19 mai 2009

1. Préambule

Le Directeur Général du CNRS nous a demandé de réfléchir à la place des Sciences et Technologies de l'Information au sein du CNRS, leur structuration et la coordination avec les autres acteurs du domaine, en particulier l'INRIA1. Cette question a fait l'objet de nombreux débats, prises de positions et même de rapports au sein des communautés scientifiques concernées, en particulier à la suite des recommandations du groupe de travail sur les " sciences et technologies du logiciel " mis en place par le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Aussi, avant de présenter notre rapport, et afin qu'il soit lu sans arrière pensée ou procès d'intention, nous souhaitons affirmer solennellement quelques convictions profondes de l'ensemble des membres de notre groupe de travail.

Un CNRS sans sciences et technologies de l'information ne serait plus le CNRS.

Le CNRS doit permettre à ce secteur disciplinaire à part entière de développer son propre corpus de connaissances, de questions et de recherches. Il doit également profiter de son spectre unique de compétences pour encourager et promouvoir toutes les recherches aux interfaces entre les sciences et technologies de l'information et les autres sciences.

Nous ne sommes pas favorables à la création d'un institut unique,

c'est à dire réunissant l'INRIA et une partie du CNRS, en sciences et technologies de l'information. Une solution pourrait être de placer un tel institut dans le CNRS. Mais le mode de fonctionnement et l'autonomie de l'INRIA sont aujourd'hui très éloignés de ceux d'un institut du CNRS. Même si la question dépasse très largement notre lettre de mission, nous ne pensons donc pas qu'une telle solution puisse être mise en œuvre à court ou moyen terme.

Une coordination des principaux acteurs académiques français dans le domaine des sciences et technologies de l'information est une nécessité.

Une telle coordination doit mettre l'ensemble des équipes françaises en sciences et technologies de l'information dans un environnement leur offrant les meilleures conditions pour attaquer les verrous scientifiques du domaine, répondre aux attentes du monde industriel et de la société et être compétitives face à la très importante concurrence internationale.

Si ce cadre est partagé par tous, il nous semble que l'organisation des Sciences et Technologies de l'Information au CNRS est une question certes importante mais qui peut être abordée avec sérénité. De notre point de vue LE scénario idéal, qui s'imposerait naturellement à tous, n'existe pas. Il existe au contraire diverses possibilités, toutes avec des avantages et des inconvénients, et chacune avec une logique scientifique défendable et respectable. Pour nous aider à rédiger ce rapport, nous avons procédé à 18 entretiens dont la liste se trouve en Annexe 3.

[...]

17 septembre 2009: CNRS : les contours du nouvel institut des sciences informatiques se précisent malgré les doutes de directeurs de laboratoire

Arnold Migus, directeur général du CNRS, a présenté aux directeurs de laboratoire concernés les détails de la création d'un dixième institut au sein de l'organisme de recherche, mercredi 16 septembre 2009. "L'actuel département ST2I (sciences et technologies de l'information et de l'ingénierie) va être scindé entre un INS2I (Institut national des sciences informatiques et de leurs interactions) et un INSIS (Institut national des sciences de l'ingénierie et des systèmes)", rappelle Michel Habib, directeur du Liafa (UMR CNRS-Paris-VII). Fin août, ce professeur des universités a été chargé par Arnold Migus de mettre en place le nouvel INS2I et a été nommé directeur scientifique adjoint par intérim du département ST2I.

6 octobre 2009: Joseph Sifakis, prix Turing 2007 : "On arrive à une situation aberrante au CNRS, condamnée par la majorité des informaticiens"

Malheureusement, impossible de trouver trace sur le Web de la version complète de cette déclaration de Joseph Sifakis...

13 octobre 2009: CNRS : "La communauté des informaticiens aspire au calme" (Yvan Ségui, président du conseil scientifique ST2I)

19 octobre 2009: 70 ans du CNRS : signature du contrat d'objectifs moyens 2009-2013

Voir aussi le site dédié aux événements liés à cet anniversaire: http://www.cnrs.fr/70ans/.

20 octobre 2009: Le député Olivier Jardé prépare un rapport sur la réorganisation du CNRS en instituts

2 novembre 2009: Le décret organique du CNRS, modifié par le Conseil d'État, est publié

Le CNRS est maintenant doté d'un PDG, comme l'INRIA par exemple. On se souvient des tensions entre Bernard Larrouturrou, directeur général du CNRS, avec le président du CNRS, qui avaient conduit à leur limogeage commun. Cette grave crise avait conduit à la nomination de Catherine Bréchignac comme présidente et Arnold Mingus comme directeur général, mais le rôle prédominant de la présidence est clarifié. Ils demeurent jusqu'à la fin de leur mandat.

Le décret organique du CNRS est publié au Journal Officiel, dimanche 1er novembre 2009. Une modification est introduite suite à son examen par le conseil d'État en octobre. En effet, le texte prévoyait la possibilité que le CNRS soit dirigé par un président et un directeur général ou qu'un président-directeur général cumule les deux fonctions. Cette formule "optionnelle" est remplacée par celle, désormais plus répandue dans les organismes de recherche, d'un président assurant la direction générale de l'établissement, assisté de directeurs généraux délégués. "Il s'agit de la seule modification issue du passage en Conseil d'État", indique à AEF le cabinet de Valérie Pécresse.

10 novembre 2009: "Certains refusent l'existence de l'informatique comme discipline à part entière" (Gérard Berry, Collège de France et INRIA)

Le Collège de France et l'INRIA ouvrent pour cinq ans une chaire "informatique et sciences numériques", dont le titulaire est Gérard Berry, qui occupait en 2007-2008 la chaire d'innovation technologique Liliane Bettencourt "pourquoi et comment le monde devient numérique?". Cette année, la chaire aura pour thème "penser, modéliser et maîtriser le calcul informatique". Gérard Berry est membre de l'Académie des Sciences, de l'Académie des Technologies, de l'Academia europaea, directeur de recherches à l'INRIA et a été directeur scientifique d'Esterel technologies de 2001 à 2009. Interrogé par AEF, il revient sur le positionnement international de la recherche française en informatique, et pointe des différences culturelles avec les pratiques constatées aux États-Unis pour consolider les liens avec le secteur industriel. Le budget d'une chaire au Collège de France est estimé à 300 000 euros par an, partagé dans le cas de la chaire de Gérard Berry à moitié avec l'INRIA.

17 novembre 2009: Les dix instituts du CNRS sont formellement créés

Le contrat d'objectifs du CNRS avec l'Etat 2009-2013, approuvé en conseil d'administration le 25 juin dernier et signé le 19 octobre par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, et Arnold Migus, directeur général, a été mis en application dès la parution du décret modifiant l'organisation du CNRS, le 1er novembre 2009.

Conformément à ce décret, à l'avis du conseil scientifique des 6 et 7 juin 2009 et aux décisions du conseil d'administration, Catherine Bréchignac et Arnold Migus ont signé la création des dix Instituts du CNRS. Conformément aux dispositions transitoires du nouveau décret, les directeurs de l'IN2P3 et de l'INSU continuent d'exercer leurs fonctions. Les directeurs des anciens départements du CNRS ainsi que les deux chargés de mission pour la création des Instituts INSMI et INS2I ont été nommés directeurs par intérim des nouveaux Instituts du CNRS

Les directeurs des dix Instituts du CNRS :

  • Institut de chimie (INC) : Gilberte Chambaud

  • Institut écologie et environnement (INEE) : Françoise Gaill

  • Institut de physique (INP) : Bertrand Girard

  • Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) : Michel Spiro

  • Institut des sciences biologiques (INSB) : Patrick Netter

  • Institut des sciences humaines et sociales (INSHS) : Bruno Laurioux

  • Institut des sciences informatiques et de leurs interactions (INS2I) : Michel Habib

  • Institut des sciences de l'ingénierie et des systèmes (INSIS) : Pierre Guillon

  • Institut des sciences mathématiques et de leurs interactions (INSMI) : Guy Métivier

  • Institut national des sciences de l'Univers (INSU) : Dominique Le Quéau

Retrouvez la présentation des Instituts du CNRS sur www.cnrs.fr/fr/organisme/instituts.htm


Bonus: The Internet Mapping Project

Dessine-moi ton web : the Internet Mapping Project

Posté par Jordan le 06.06.09 à 10:37 | tags : cartographie

Comment se figure-t-on le web, espace intangible en perpétuelle expansion, sur lequel nous naviguons tous les jours, y fixant ici où là une "présence" immatérielle ? C'est la question que pose Kevin Kelly à quiconque voudra bien lui répondre : une page blanche à télécharger, son Internet à dessiner et à ...

Déjà une soixantaine de contributions à voir ci-dessous.

Conscient que ce projet pourrait intéresser sémioticiens ou anthropologistes de tout poil, Kevin invite ces derniers à lui envoyer leurs interprétations de ces représentations du web.

Une psychologue et professeur ès médias argentin a déjà pondu une petite analyse. Mara Vanina Oses note que deux contributeurs sur cinq se placent au centre du "réseau des réseaux", qui donne accès à tout un tas d'informations périphériques. Un participant sur cinq ne s'est pas positionné sur sa carte, étant partout, ou ne sachant pas où s'y placer.


Dernière mise à jour du site: 15/02/2011